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Calques et masques de fusion (Seconde partie) |
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La première étape du tutoriel a permis de se mettre à niveau sur la notion de calques, et de comprendre comment poser un masque de fusion sur un calque afin de le masquer partiellement avec un pinceau noir. La seconde partie entre directement dans la pratique en exposant des exemples concrets. | |
Réglage sélectif des niveaux | |
Lorsque vous voulez régler les niveaux sur une photo, opération basique pour en remonter le contraste sans en modifier la colorimétrie, vous utilisez généralement l’option Image/Réglages/Niveaux de Photoshop. Cette fonction agit globalement sur l’ensemble de l’image, ce qui peut-être un facteur limitant en fonction de la densité initiale de la photo. | |
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Dans l’exemple ci-dessus, éclaircir le sol et l’eau en jouant sur les niveaux a simultanément accentué la surexposition du gilet rose de la fillette de gauche.
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Sélectionnez ce calque de réglage et validez directement avec le bouton OK la fenêtre qui s’ouvre : vous retrouvez la courbe des niveaux sur laquelle vous pouvez effectuer vos réglages habituels, mais sans vous soucier cette fois d’éventuelles zones surexposées. La validation de cette fenêtre provoque en effet dans la palette des calques l’apparition d’un nouvel élément baptisé « Niveaux 1 ». Ce calque est positionné au dessus de votre photo. Il intègre la vignette des masques de fusion. Elle est précédée d’un cercle moitié blanc, moitié noir. | |
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En double cliquant sur ce cercle, vous faîtes à nouveau apparaître le réglage de la courbe des niveaux. C’est le premier avantage du calque de réglage. Contrairement à l’application directe d’une courbe de niveau, il n’est pas destructif et vous pourrez à tout moment revenir sur son paramétrage pour l’affiner en fonction des évolutions de votre post traitement.
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NB : vous pouvez de la même manière utiliser des calques de réglages associés à un masque de fusion pour les courbes, la balance des couleurs, les fonctions Luminosité/Contraste, Teinte/saturation, Correction sélective, etc… | |
Noir et blanc | |
Le second exemple de ce tutoriel empile les masques de fusion appliqués à des images ou à des effets. La conversion en noir et blanc est ici un artifice qui permet de mieux visualiser le travail effectué, mais la technique reste valide pour tout travail par partie d’une photo. Prenons tout de suite le contre-pied des puristes et autres accrocs de la photo bio qui vont hurler au trucage : le zone system a été popularisé par Ansel Adams au début des années 40, bien avant l'invention de la photo numérique ! | |
Petite parenthèse pour se faire plaisir. La piètre dynamique de nos capteurs nécessite que l’on expose différemment certaines zones de l’image au moment du tirage. Retenir les ombres et exposer plus longuement les hautes lumières afin d’en extraire de la matière se pratiquait déjà sous l’agrandisseur en créant des masques avec les mains ou avec des cartons découpés en fonction des besoins. Le vignettage n’a pas été inventé avec Photoshop: le poing fermé sous l'objectif de l'agrandisseur préservait le centre de l’image en exposant plus longuement les angles. Autre exemple, le regard était éclairci en coupant la lumière pendant les 3 dernières secondes d’exposition à l’aide de 2 ellipses accrochées à un fil de fer. Ces masques et leur positionnement étaient préparés sous la lumière inactinique avant exposition du papier. Il était nécessaire de bouger légèrement le masque de façon à obtenir un effet dégradé. Voilà qui nous reconnecte à notre sujet : les masques de fusions et le pinceau à bord doux. | |
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La photo prise en exemple dans la suite de ce tutoriel été choisie pour son intérêt pédagogique. Le passage en noir et blanc est ensuite matière de goût personnel, tout comme les différents réglages qui seront appliqués. Vous trouverez ici une version complète du fichier photoshop vous permettant de mieux suivre la suite des opérations. Le fichier complet faisant 347 MO en Adobe RGB natif 16 bits, l’image a été réduite à 1024 px de large. Il faudra un jour qu’on m’explique pourquoi les fichiers photoshop sont si énormes... L’image d’origine (en 8 bits) est ici, pour une reprise pas à pas du tutoriel. (clic droit, enregistrer sous...)
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Premier objectif, passer le fauteuil en noir et blanc. Il constitue un point clef de la photo, par son positionnement mais également par les risques liés à son post-traitement : il peut très rapidement devenir surexposé. Le traitement noir et blanc doit être appliqué dans l’idée d’en accentuer le volume en jouant sur les ombres. On remarque que le fauteuil est marqué par une assez vilaine dominante bleuâtre qui va être mise à profit dans la conversion noir et blanc. Dans le menu principal, cliquez sur calque/Nouveau calque de réglage/Noir et blanc. Validez par OK le premier écran qui apparaît afin d’afficher la fenêtre de réglage des différents canaux. | |
Le principe est simple : lorsque vous tirez un curseur vers la gauche, la couleur correspondante s’obscurcit… et réciproquement. Un bleu pur peut donc être présenté complètement noir ou complètement blanc lors d’un traitement N&B. C’est dire la diversité des versions noir et blanc que l’on peut obtenir à partir d'une même photo couleur ! Des débats en perspectives…
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Pour sélectionner le fauteuil, il faut d’abord se positionner sur le calque 1 dont le nom doit apparaître sur fond bleu. Cliquez avec l’outil baguette magique sur un élément du fauteuil, gardez enfoncée la touche majuscule du clavier et complétez la sélection en cliquant autant de fois que nécessaire sur les zones non sélectionnées du siège. C’est une manière plus pratique pour détourer la tête des passants que d’en faire le tour avec le lasso ou la plume. Le travail n’a pas besoin d’être extrêmement précis. En cliquant sur la vignette tout en maintenant les touches alt et majuscules enfoncées, vous affichez directement le masque sur la photo, ce qui permet de l'affiner. |
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Une fois le fauteuil sélectionné, créez un masque de fusion sur le calque 1. Comme vu précédemment, il contient automatiquement un trou qui a la forme de la sélection. La photo est cependant toujours intégralement en noir et blanc, car le masque de fusion est posé sur le calque 1. |
Nous allons maintenant nous intéresser au ciel. Une bonne photo noir et blanc se doit d’avoir un ciel menaçant... Puisque les cieux sont traditionnellement bleus, vous avez déjà intuité ce qu’il fallait faire : | |
La ligne d’horizon étant droite, il suffit de remplir le masque de fusion avec un dégradé noir/blanc pour que l’effet ne s’applique qu’au ciel : réinitialisez la palette des couleurs (touche D du clavier), choisissez l’outil dégradé (sous le seau) , vérifiez dans la barre de paramétrage sous le menu général que le dégradé est linéaire (première icône de la barre encadrée en rouge ci-contre) , cliquez en dessous de la ligne d’horizon et remontez un peu en oblique avant de lâcher la souris. Il faudra sans doute vous y prendre à plusieurs fois pour obtenir le bon positionnement de la zone de transition.
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Passons maintenant aux bâtiments. Créez un troisième calque de réglage Noir et Blanc. Bougez tous les curseurs de gauche à droite et observez les effets. (Le jaune et le vert permettent d'éclaircir les arbres, le cyan et le bleu éclaircissent la façade) Gardez les réglages qui vous conviennent. | |
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La touche finale revient à maître Daflan et à ses désormais légendaires «courbes de tranfert dégradés». Il existe également un calque de réglage correspondant à cette option dans le menu calque/nouveau calque de réglage. Créez en un premier dont vous passerez le mode à assombrir et un second qui sera lui en mode éclaircir. Jouez sur la transparence de ces 2 calques, et masquez encore une fois au pinceau les zones affaiblies par ces 2 masques.
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L’option Aplatir l’image du menu calque permet de revenir à une seule vignette, mais vous avez peut-être envie de continuer à travailler l’image tout en gardant l’historique de vos calques empilés. C’est en particulier le cas si vous souhaitez parfaire le noir et blanc en faisant un petit tour dans le menu bichromie, ou si vous voulez ajouter un masque d’accentuation. Pour ma part, j’utilise la séquence suivante :
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On obtient ainsi un nouveau calque contenant le résultat de toutes les précédentes manipulations. Je pense toutefois qu’avec les groupes de calques, les calques liés ou les calques dynamiques, il existe une manière plus simple de procéder. Je n’ai jamais exploré ces options, aussi, si quelqu’un veut se donner la peine d’écrire quelques lignes ou recommander un bon tutoriel sur le sujet…
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