![]() | Calques et masques de fusion
(Première partie) |
Les masques de fusion sont indispensables à qui souhaite post-traiter finement une photo. Le concept semble à tort effrayant. Nous allons tenter de le démontrer en avançant très progressivement dans ce tutoriel en 2 parties, la première consacrée à la compréhension du principe et la seconde à son illustration à travers plusieurs exemples. Les versions Elements de Photoshop ne permettent pas d'ajouter un masque de fusion à un calque. Ce tutoriel est donc réservé à Photoshop. | |
Pour bien comprendre les masques de fusion, il est nécessaire d’avoir bien compris les calques. Nous commencerons donc par un petit rappel sur le sujet. | |
Rappel sur les calques | |
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Comme son nom l’indique, la notion de calque dans Photoshop est directement dérivée de son homologue en papier. |
Lorsque vous chargez la photo, elle est automatiquement appelée «arrière-plan». |
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Si vous avez transformé l’arrière plan en calque, vous avez maintenant accès au réglage de l’opacité par l’intermédiaire d’un curseur réglé par défaut sur 100%. Dans cette configuration, le calque est totalement opaque (S’il est posé sur un autre calque, il le cache). A 0% d’opacité, le calque devient invisible et laisse donc totalement apparaître le calque qui est en dessous. Entre les 2, vous avez la possibilité de doser vos effets, et c’est là toute la puissance des calques.
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Remarquez qu’une seconde vignette est venue s’ajouter dans la palette des calques. Elle a pris par défaut le nom de «calque 1». Le calque 1 est automatiquement sélectionné avec une opacité de 100%. Il est donc totalement opaque, mais comme il a été créé vide, il n’y a aucun changement sur la photo. |
La première fois, il reviendra peut-être automatiquement à sa place parce que vous n’avez pas été assez précis dans votre déplacement, mais avec un peu d’habitude, ça ira mieux ! Vos gribouillons ont disparu car ils sont maintenant cachés par le calque 0 qui est totalement opaque.
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Comprendre les masques de fusion | |
Vous savez empiler 2 calques ? Vous avez compris que si l’opacité du calque supérieur était de 100%, on ne voyait pas celui qui était en dessous ? Alors vous êtes prêts pour les masques de fusion… car il existe une autre manière de voir ce qui se passe en dessous d'un calque opaque : faire un trou dans ce calque ! Nous allons illustrer ce propos à travers un petit exemple théorique. | |
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Avec l’option Fichier/Nouveau créez une image carrée de 300 pixels de côté en mode RVB. Remplissez-le de bleu à l’aide du pot de peinture (outil encadré en rouge sur l’exemple).
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Nous allons voir maintenant comment faire apparaitre par endroit le carré bleu, en faisant des trous dans le carré jaune.
NB : lorsque vous dessinez sur un masque de fusion, vous ne voyez pas directement votre tracé, mais seulement son effet sur le calque associé. |
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Lorsque vous voulez travailler le masque de fusion, vous devez d’abord cliquer sur la vignette blanche pour qu’il soit sélectionné. (La vignette est entourée d'un cadre noir) |
Sélectionnez la couleur blanche pour votre pinceau et repassez sur votre tracé qui apparaît en bleu : vous raccommodez le calque jaune en faisant à nouveau disparaître le calque inférieur. Et c’est la l’énorme avantage des masques de fusion sur la gomme : ils ne sont pas destructifs et permettent de revenir facilement en arrière, totalement ou partiellement. En repeignant en blanc sur le tracé noir, vous affinez ou corrigez la précédente sélection. | |||
Bien évidemment, il existe un monde entre le noir et le blanc. En utilisant des pinceaux gris de densités différentes, il est possible non plus de déchirer le calque, mais de le rendre plus ou moins translucide afin de mixer finement les 2 calques superposés. L’exemple ci contre n’a d’autre intérêt que de laisser entrevoir comment, avec un dégradé du noir au blanc, on peut facilement travailler différemment une image au dessus et en dessous de la ligne d’horizon.
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Notez bien qu’il n’y a pas de règles, ni dans l’ordre d’empilement des calques, ni dans le mode de remplissage du masque de fusion. Supposons que vous ayez 2 photos, l’une avec un paysage et l’autre avec la lune que vous voulez superposer sur le paysage.
Dans cet exemple, vous constatez toutefois que la première méthode permet de voir l’objet que l’on veut conserver lorsque l’on peint sur le masque, alors que la seconde méthode nécessite de jouer avec la transparence du calque supérieur pour peindre à bon escient, ou de peindre d'abord grossièrement en noir sur le masque de fusion pour raccomoder ensuite finement les bords du trou avec le pinceau blanc.
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Bonus astuces
La première partie de ce tutoriel était purement théorique. La seconde partie permettra de mettre en œuvre ces 2 règles sur des exemples concrets. | |||